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Le câblage électrique

Pour bénéficier d’une installation électrique fiable, il est nécessaire de respecter un certain nombre de règles. Ces règles concernent l’implantation, le dimensionnement et les protections. La démarche permettant de structurer les travaux de réalisation ou de rénovation électrique est ici abordée.
Toute réalisation électrique doit être impérativement accompagnée d’un schéma. Pour la réalisation de ce schéma vous pouvez consulter la page électricité dédiée à ce thème ou nous contacter pour vous accompagner dans la préparation de vos travaux.

 

Détermination de la section d’un câble

En électricité on parle souvent de résistance, ce terme regroupe des notions diverses, comme par exemple la résistance d’un composant électronique, mais dans tous les cas cette notion décrit la propriété d’opposition à la circulation d’un courant. Lorsqu’un courant circule dans un fil, celui ci s’oppose au passage du courant. Cette opposition se caractérise par un échauffement et une chute de tension.

Voici un tableau dynamique permettant de définir la section d’un câble en fonction de différents paramètres.

Notice d’utilisation :

  1. Rentrer la section de câble, la longueur et l’ampérage maxi
  2. Appuyer sur le bouton calculer (sous le tableau)
  3. Dans les quatre colonnes de droite, apparaîtront la chute de tension, la perte de puissance en watts, ainsi qu’en pourcentage pour 12 et 24 V

NA dans ces colonnes signifie que la section proposée n’est pas adaptée aux paramètres concernant la longueur et l’ampérage qui suivent, puisque toute la puissance émise est perdue dans les câbles.

Section de câble (mm²) Longueur de câble (m) Ampérage Chute de tension (V) Perte de puissance (W) Perte de puissance en 12 V(%) Perte de puissance en 24 V(%)
1,7 102,0 14,2% 7,1%
0,4 34,8 3,6% 1,8%
0,2 17,0 1,4% 0,7%

 

 

En fonction de l’utilisation du câble, on pourra accepter une chute de tension plus ou moins importante :

    • Pour un guindeau, une chute de tension de un volt sera tolérable dans la mesure où la tension à ses bornes lui permettra de fonctionner dans des conditions correctes. La perte de puissance générée ne pèsera pas dans le bilan d’énergie dans la mesure où le guindeau est utilisé sur de courtes périodes. Ceci facilitera le passage du câble et coûtera moins cher qu’un câble de section plus grande.
    • La problématique est différente pour le câble de charge qui relie l’alternateur à la batterie pour deux raisons :
      • L’alternateur ne sera pas en mesure d’avoir une visibilité sur la tension réelle de la batterie si le câble est sous dimensionné.
      • La perte d’énergie occasionnée sera importante.
    • Sachant que les distances entre l’alternateur et le parc de batterie de servitude sont courtes, on pourra faire en sorte de se limiter dans ce cas à une chute de 0,2 volts (particulièrement important lorsque l’alternateur ne dispose pas de régulateur externe).

Plus d’information sur le calcul de la section de câble :
La résistance naturel d’un câble électrique conduit à une chute de tension et à une perte de puissance.
La résistance s’exprime par la formule :
R = ρ L / s

      • R est la résistance exprimée en Ω, ρ est la résistivité du conducteur exprimée en Ωm (valeur pour le cuivre: 1.7 10-8 Ωm et valeur pour l’aluminium 2.9 10-8 Ωm)
      • L est la longueur du conducteur en m (longueur aller et retour)
      • s est la section en m².

En fonction de ces données et de l’ampérage, on peut en déduire la chute de tension et la perte de puissance.

Implantation et cheminement :

Cette étape doit permettre de définir le passage des câbles (implantation de goulottes, création de passages de câbles) mais également la longueur des câbles entre chaque point de jonction et ceci pour définir la section à utiliser. Souvent ce point est négligé, pourtant les pertes peuvent être très importantes avec pour conséquence l’impossibilité de recharger convenablement les batteries, de bénéficier de la totalité de la puissance disponible et enfin de créer des échauffements dans les câbles qui s’useront beaucoup plus rapidement.
Le paragraphe suivant décrit la méthode à appliquer pour déterminer les sections de câbles.
Une méthode pour définir les cheminements est de dessiner le bateau à l’échelle en disposant les différents composants et de tracer les cheminements.

      Implantation

Préparation

Acheter le matériel :

      • Câbles: la norme interdit l’utilisation de câble rigide. Elle impose une double isolation (isolant plus gaine) et ces câbles ne doivent pas pouvoir propager une flamme. Les câbles utilisables sont référencés de la manière suivante :
        • Qualité automobile: 24TTH;48 AU; H07RNF
        • Qualité marine: MTH. MTHTH; MPPX; MPRXCX.
      • Cosses à sertir: il existe une multitude de cosses à sertir (plate, ronde, à fourche, à embout, à languette) La zone en plastique est colorée en rouge, bleu ou jaune. (La couleur correspond à la section de fil utilisable). Eviter les cosses autodénudantes car la tenue mécanique et la tenue à l’oxydation sont très médiocres.
      • Passe coque, épontille: ce matériel est essentiel pour assurer l’étanchéité entre l’extérieur et l’intérieur du bateau.
      • Repères: ce point est également important pour faciliter le suivi par rapport au schéma et pour assurer correctement la maintenance de l’installation/

Préparer le chantier :

      • Fixer les différents organes: La bonne tenue des différents organes évitera des efforts sur les câbles.
      • Préparer le chemin des câbles et fixer les borniers.
      • Pré-câbler les tableaux électriques.

Câblage

    • Disposer les câbles dans les différentes goulottes, gaines et passages et les fixer par des colliers en regroupant les grosses sections et en regroupant les petites sections.
    • Séparer le passage des câbles de données ou d’antenne des câbles de puissance.
    • Placer les repères sur chacun des fils et sertir les embouts.
    • Raccorder l’ensemble des câbles en respectant le schéma.
    • Réaliser un contrôle hors tension des différentes continuités.
TABLEAU DYNAMIQUE