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Le projet de Claire et Jalil était de partir 3 ans sur un voilier, à la découverte des îles insolites.

C’est dans le cadre de ce projet de grand voyage qu’ils ont voulu revoir l’installation énergétique de leur voilier Anao, un dériveur lesté de 40 pieds en aluminium de 1980.

Leur itinéraire initial, après une mise à l’eau à Angers et la descente de la Loire au moteur, était le suivant : une descente dans le sud, la transatlantique, les côtes est d’Amérique du Sud, le Cap Horn, le Pacifique. Partis en été 2016, ils sont en ce printemps 2017 en train de descendre vers le sud le long du continent américain.

La gestion d’énergie à bord de leur voilier était primordiale, et au centre même de la philosophie de leur projet. Comme ils expliquent sur leur site leslongscourriers.fr : 

nous souhaitons nous investir pour un monde insulaire durable. Le sujet sur lequel nous nous sentons légitimes de nous exprimer est celui de l’autosuffisance énergétique en milieu isolé, parce que nous vivons au quotidien le besoin d’être autonome en énergie sur notre voilier.”

L’autonomie énergétique était la condition sine qua non pour réussir leur voyage au long cours.

Chez Seatronic Claire et Jalil ont équipé leur bateau de :

  • kit solaire de portique Seatronic 220W back contact MPPT
  • parc de batteries de service gel Newmax 330Ah
  • batterie de démarrage gel Newmax 80Ah
  • relais étanche à signal de commande 12V 160A – un système de couplage qui permet la recharge de la batterie de service depuis l’alternateur, sans chute de tension et économique.

Ils ont complété leur installation par un alternateur de 100A et un alternateur d’arbre.

Depuis les côtes brésiliennes, 9 mois après le départ, ils nous ont fait un retour sur leur installation, qu’ils jugent bien adaptée.

“Entre la tombée du jour et le lever nous consommons entre 40 et 50 A (pilote, glacière, éclairage et feux, PC+AIS). En milieu d’après-midi nous sommes revenus à une charge complète du parc, nous avons donc produit les 40/50 A + étalé la consommation de la journée. En résumé nous pouvons dire que l’installation est bien dimensionnée. Parfois il arrive que le pilote automatique consomme beaucoup et que le soleil ne soit pas au RDV, dans ce cas nous utilisons alors l’alternateur d’arbre dans la nuit et nous avons de l’électricité à revendre”

Pour fixer les panneaux solaires Claire et Jalil ont fait eux-mêmes des fixations orientables sur les balcons. Voici quelques photos de leur installation :

 

Merci de toutes ces informations, Claire et Jalil, et bon vent !

Un an après …

Via la newsletter des Longs Courriers, en mois de juillet 2018 nous avons reçu des nouvelles de l’équipage d’Anao. Descendus le long des côtes d’Argentine, Adrien, Claire, Jalil et Valère sont arrivés en mois de janvier dans les Shetlands du Sud, à l’île de la Déception.

 

C’est pour la première fois que nos panneaux solaires s’aventurent aussi loin dans le sud. Même en Antarctique ils continuent de fonctionner sans qu’il y ait quelque chose de particulier à signaler.

Concernant l’équilibre énergétique à bord, Claire et Jalil nous ont confié que :
« lors des deux traversées, (les panneaux) n’ont pas suffi à étaler les besoins car le temps était couvert et que nous avons mis le pilote automatique tout le temps. L’alternateur d’arbre a donc complété la production d’énergie. De plus, une fois arrivés sur place en péninsule antarctique, une grande part de la navigation s’est faite au moteur pour éviter les morceaux de glace et parce que la cartographie est assez approximative (ce qui demande d’être réactif à la barre, ce qui n’est pas toujours possible sous voile). Les batteries étaient donc pleines via le moteur.
Néanmoins, ils marchent très bien, rien à signaler de particulier, et leur fixation rabattable sur les côtés permet d’éviter que de gros paquets de neige ne stagnent dessus. »
Les images et le récit de cette expédition sont à savourer sans modération.

 

Trajet Longs Courriers